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Nos services

Vous avez quitté votre logement ? Réclamez jusqu'à 3 ans après

L'essentiel

Oui, vous pouvez réclamer un trop-perçu de loyer après avoir quitté le logement. L'article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989 permet de remonter jusqu'à 3 ans en arrière, la créance survivant à votre départ. Nous vérifions votre ancien loyer, chiffrons la dette et la récupérons à distance, payés au succès.

  • Gratuit

    La simulation ne coûte rien et ne vous engage à rien.

  • Sans risque

    Frais de dossier remboursés si votre dossier n'est pas éligible.

  • Payés au succès

    Notre commission se prélève uniquement sur ce qui est récupéré.

Rendre les clés n'éteint pas votre créance

Un déménagement solde le dépôt de garantie, l'état des lieux, les derniers relevés de charges. Il ne solde pas le trop-perçu de loyer. Si votre ancien loyer dépassait le plafond légal, chaque mois payé en trop reste une dette de votre ancien bailleur. L'article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989 vous permet d'en demander la restitution jusqu'à 3 ans en arrière, y compris après avoir quitté le logement.

Ce plafond vient de l'article 140 de la loi ELAN : dans environ 70 communes (Paris, Lyon et Villeurbanne, Lille, Bordeaux, Montpellier, 18 communes de Seine-Saint-Denis, 24 communes du Pays Basque, une partie de l'agglomération grenobloise), le loyer de base ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré fixé chaque année par arrêté préfectoral.

Les dépassements n'ont rien d'exceptionnel. Selon le baromètre CLCV 2026, 36 % des annonces de location dépassaient le plafond à Paris et en Seine-Saint-Denis. Si vous avez quitté un logement dans l'une de ces communes au cours des 3 dernières années, la question mérite 3 minutes de vérification.

Vous avez quitté un logement à Paris, en Seine-Saint-Denis ou à Lyon ? Vérifiez votre ancien loyer en 3 minutes.

Gratuit, sans engagement. Résultat immédiat.

Vous n'avez plus rien à ménager, et c'est votre force

Les locataires en place hésitent souvent à réclamer, et on les comprend. Ils croisent leur bailleur dans l'escalier. Ils pensent au renouvellement du bail, aux petites réparations à demander, au quotidien dans le logement. Ces freins sont réels.

Pour vous, ils ont disparu le jour de l'état des lieux de sortie. Plus de bail à renouveler, plus de dépôt de garantie en suspens, plus de relation à préserver. Il reste une créance chiffrable et un débiteur identifié.

Vous n'aurez pas non plus à recroiser votre ancien propriétaire. La réclamation est une procédure écrite : mise en demeure par courrier recommandé, signalement administratif, conciliation devant une commission où vous pouvez être assisté ou représenté. C'est pour cela que les dossiers d'anciens locataires comptent parmi les plus simples à mener. Le nôtre commence par un calcul, pas par un conflit.

Le compteur de prescription tourne contre vous

La restitution se calcule mois par mois et remonte au maximum 36 mois en arrière. Conséquence mécanique : chaque mois qui passe fait tomber le mois le plus ancien de votre créance, définitivement. Et comme vous êtes parti, plus aucun nouveau mois ne s'ajoute : votre créance ne peut que fondre.

Prenons un cas concret. Camille a loué un deux-pièces meublé de 38 m² rue de Paris, dans le Bas-Montreuil, du 1er septembre 2023 à fin juin 2026. Montreuil applique l'encadrement des loyers depuis le 1er décembre 2021, au sein du territoire d'Est Ensemble ; la grille applicable est celle de l'arrêté en vigueur le 1er septembre 2023, jour de la signature du bail, pas celle d'aujourd'hui. Posons un dépassement de 130 € par mois : c'est en dessous des 190 € de dépassement moyen constatés à Lyon-Villeurbanne par la Métropole de Lyon (bilan d'octobre 2024). Sur 34 mois d'occupation, la créance de Camille atteint 4 420 €.

Voici ce que l'attente lui coûte :

Camille agit enMois encore récupérablesCréance restante
juillet 2026344 420 €
janvier 2027303 900 €
juillet 2027243 120 €
juillet 2028121 560 €
juillet 202900 €

Hypothèse : dépassement constant de 130 € par mois, départ fin juin 2026, lecture mois par mois de la prescription triennale. Une lecture plus stricte existe : la Ville de Paris recommande d'agir dans les 3 ans de la signature du bail, soit avant septembre 2026 pour Camille. Notre conseil : ne pariez pas sur la lecture la plus favorable, agissez dès que le dépassement est confirmé. Le mécanisme est détaillé dans notre guide sur la prescription de 3 ans.

Un mot sur le calendrier légal. En l'état du droit, l'encadrement s'applique jusqu'au 24 novembre 2026, et sa prolongation, en discussion au Sénat, n'est pas acquise. Cela ne change rien pour vous : votre créance est déjà née, et elle survivrait à la fin du dispositif. Seule la prescription la menace.

Votre loyer respecte-t-il le plafond légal ? La vérification prend 3 minutes.

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Vos preuves ont survécu au déménagement

Trois pièces suffisent pour chiffrer un dossier. Le bail d'abord : il fixe la surface, le loyer de base hors charges et la date de signature, qui détermine la grille applicable. Les preuves de paiement ensuite : quittances si vous les avez gardées, relevés bancaires sinon. La grille enfin : nous retrouvons l'arrêté préfectoral en vigueur à la date de signature de votre bail.

Vous avez tout jeté en partant ? Votre messagerie contient probablement le bail signé électroniquement et des quittances en pièces jointes. Vos relevés bancaires se téléchargent en ligne sur plusieurs années. Reconstituer ce dossier est précisément notre travail. La méthode de calcul est décrite dans le guide du trop-perçu de loyer, et les étapes propres aux ex-locataires dans notre guide de la réclamation après un déménagement.

Première étape dans tous les cas : vérifier gratuitement votre ancien loyer avec l'adresse du logement, sa surface et la date de signature du bail. Vous saurez en 3 minutes si le plafond était dépassé, et de combien.

Nous menons la procédure à distance, vous gardez 70 %

La mécanique est la même que pour un locataire en place, et nous la décrivons étape par étape, avec ses délais réels, sur la page du service de récupération du trop-perçu : mise en demeure chiffrée, signalement administratif, conciliation, puis juge des contentieux de la protection si le bailleur s'obstine, avec un avocat partenaire indépendant. Nous ne sommes pas un cabinet d'avocats et nous ne plaidons jamais.

Deux particularités jouent en votre faveur. Votre dossier est figé : plus aucun loyer ne court, le calcul est définitif et vérifiable pièce par pièce. Et le rapport de force est sain : un bailleur qui refuse de restituer s'expose à une amende administrative pouvant atteindre 5 000 € (15 000 € pour une société) par logement. Cette amende va à l'État, pas à vous : c'est le juge qui rend la restitution exécutoire, et il ordonne des montants bien réels. Le tribunal judiciaire de Paris a condamné des bailleurs à rembourser 12 141,20 € le 21 août 2025 et 3 809,98 € le 10 avril 2026. Si votre ancien logement était dans la capitale, où le dispositif s'applique depuis le 1er juillet 2019, le signalement passe par la Ville de Paris : le détail se trouve sur notre page encadrement des loyers à Paris.

Côté argent, tout tient en une phrase : 99 € de frais de dossier, remboursés si votre dossier n'est pas éligible, puis 30 % TTC de commission au succès, rien si nous ne récupérons rien. Pour la créance de Camille, 4 420 € récupérés donneraient 1 326 € de commission et 3 094 € nets pour elle. Le paiement du bailleur arrive sur un compte de cantonnement ouvert chez un établissement de paiement agréé, qui reverse automatiquement votre part : les fonds ne transitent jamais par notre compte. Notre activité de recouvrement amiable est déclarée auprès du procureur de la République (articles R124-1 et suivants du Code des procédures civiles d'exécution).

Le faire seul reste possible, et gratuit

Rien ne vous oblige à passer par nous. Votre ADIL répond gratuitement à vos questions, ses coordonnées figurent sur anil.org. Le signalement administratif ne coûte rien, la conciliation non plus. Notre générateur de lettre de mise en demeure est en accès libre : vous pouvez envoyer le courrier vous-même.

Notre conseil, sans détour : si votre ancien bailleur est de bonne foi et la créance modeste, tentez l'amiable seul. Si vous avez déménagé dans une autre ville, si le bailleur était une agence ou une SCI peu réactive, ou si la créance dépasse 1 500 €, la question n'est plus de savoir quoi faire, mais qui tiendra le dossier dans la durée. C'est notre métier, et la commission n'est due que si vous récupérez votre argent.

Questions fréquentes

Vos questions, nos réponses

Je n'ai plus toutes mes quittances de loyer : puis-je quand même réclamer ?
Oui, dans la plupart des cas. Le bail est la pièce maîtresse : il fixe la surface, le loyer de base et la date de signature. Pour prouver les paiements, vos relevés bancaires remplacent les quittances manquantes, le virement mensuel au bailleur y figure noir sur blanc. Vous pouvez aussi demander à votre ancien bailleur une copie des quittances des périodes payées, en principe sans frais. Nous reconstituons ensuite le calcul mois par mois à partir de ces pièces.
Mon ancien logement était une colocation : comment se calcule le trop-perçu ?
L'encadrement s'applique aussi aux colocations. La règle : la somme des loyers payés par l'ensemble des colocataires ne peut pas dépasser le plafond applicable au logement entier, que le bail ait été unique ou qu'il y ait eu un bail par colocataire. Si le total dépassait ce plafond, vous pouvez en principe réclamer votre part du trop-perçu après votre départ, même si vos anciens colocataires ne font rien de leur côté.
J'étais en meublé avec un bail d'un an : suis-je concerné ?
Oui. L'encadrement couvre les locations nues et meublées à titre de résidence principale, ainsi que le bail mobilité. Les meublés sont même les plus exposés : selon le baromètre CLCV 2026, 41 % des annonces de meublés dépassaient le plafond à Paris et en Seine-Saint-Denis. Votre bail d'un an et ses renouvellements successifs restaient soumis au plafond, celui de l'arrêté applicable à la date de signature puis de chaque renouvellement.
Mon dépôt de garantie m'a été rendu : est-ce que cela solde nos comptes ?
Non. Le dépôt de garantie et le trop-perçu de loyer sont deux sujets distincts. Le premier couvre les sommes que vous pouviez devoir au bailleur en fin de bail. Le second est une créance que vous détenez contre lui, pour les loyers payés au-dessus du plafond légal. Avoir récupéré votre dépôt, ou même avoir accepté une retenue, ne vous prive pas, en principe, du droit de réclamer le trop-perçu dans le délai de 3 ans.
Je suis parti en 2025 : la fin annoncée de l'encadrement en novembre 2026 me concerne-t-elle ?
Non pour le passé, oui pour l'urgence. En l'état du droit, l'expérimentation court jusqu'au 24 novembre 2026 ; une prolongation de 2 ans, votée par l'Assemblée nationale le 11 décembre 2025, doit encore être examinée par le Sénat et n'est pas acquise. Votre créance, elle, est déjà née : les mois payés au-dessus du plafond restent réclamables 3 ans en arrière, quel que soit le sort du dispositif. Seule la prescription continue de courir contre vous.
Devrai-je parler à mon ancien propriétaire à un moment de la procédure ?
Non, pas dans la phase amiable. Les courriers sont écrits et envoyés dans le cadre du mandat que vous nous confiez, les échanges passent par nous et vous êtes informé de chaque avancée, y compris de tout paiement même partiel. Devant la commission de conciliation, vous pouvez être assisté ou représenté. Seule une audience devant le juge, si elle devient nécessaire, pourrait vous exposer à croiser le bailleur ; un avocat partenaire indépendant peut alors vous représenter.